Centre de podologie et d'orthopédie à Nantes
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Foulées de l’Éléphant avec une douleur au genou, ce qu’il faut faire
Vous avez votre dossard pour les Foulées de l’Éléphant, l’entraînement avance bien, et depuis quelques sorties une douleur s’est installée au genou, au talon ou sous la voûte plantaire. Pas question d’annuler. Mais continuer à l’aveugle n’est pas non plus une option. Ce que votre corps vous envoie en ce moment est un signal, pas une sentence. Dans la grande majorité des cas, une douleur qui apparaît en phase de préparation à un 10 km signale un problème d’appui qui se corrige, à condition d’agir vite et de comprendre ce qui se passe réellement sous votre pied.
Résumé de l’article :
Une douleur au genou ou au talon pendant la préparation d’un 10 km pour les Foulées de l’Éléphant à Nantes vient presque toujours d’un défaut d’appui corrigeable. Un bilan podologique permet d’identifier le problème en 45 minutes et de repartir avec des semelles adaptées fabriquées le jour même. Continuer à courir sans correction, c’est répéter le même schéma des milliers de fois jusqu’à la blessure réelle. Agir maintenant, c’est courir le jour J sans y penser.
Ce que votre corps essaie de vous dire avant le départ
Tout le monde connaît la douleur de jambes après une longue sortie. Ce type de fatigue disparaît en 48 heures avec du repos. Ce n’est pas de ça dont il s’agit ici.
Une douleur qui revient à chaque footing, qui s’installe progressivement en cours de séance ou qui est présente dès le réveil, c’est différent. Elle indique que quelque chose dans votre mécanique de course sollicite une structure au-delà de ses capacités de récupération.
Le genou est l’articulation la plus exposée chez le coureur. Il absorbe à chaque foulée une contrainte équivalente à deux à trois fois le poids du corps. Sur un 10 km, cela représente entre 8 000 et 10 000 foulées. Si un défaut d’appui est présent, il se répète des milliers de fois.
La bonne nouvelle : dans la plupart des cas, ce défaut est identifiable, mesurable et corrigeable. C’est exactement l’objet d’un bilan podologique pour coureur.
Les 3 douleurs les plus fréquentes chez les coureurs du 10 km des Foulées de l’Éléphant à Nantes
La douleur du coureur n’est jamais aléatoire. Elle apparaît toujours au même endroit, pour une raison précise, liée à votre mécanique d’appui. Voici les trois localisations que nous traitons le plus fréquemment au cabinet, et ce qu’elles révèlent sur votre foulée.
Le genou douloureux en courant
La douleur sous ou autour de la rotule est le signal le plus fréquent en consultation chez les coureurs en préparation. Elle correspond le plus souvent à un syndrome fémoro-patellaire ou à une chondropathie rotulienne, terme qui désigne l’usure du cartilage sous la rotule. Elle s’exprime typiquement lors des descentes, après une longue session assise ou en montant les escaliers après l’effort. Elle est souvent liée à un défaut d’alignement du genou provoqué par un effondrement du pied à l’appui, que le coureur ne perçoit pas.
Une consultation chez un podologue du sport à Nantes permet de visualiser cet effondrement sur plateforme barométrique et de corriger l’alignement avec une semelle adaptée.
Le talon et la fasciite plantaire
Une douleur au talon qui se déclenche au premier pas le matin et s’atténue à la marche est un signal caractéristique de fasciite plantaire, souvent associée à une épine calcanéenne. Elle représente l’une des blessures les plus courantes chez les coureurs, notamment ceux qui augmentent brusquement leur volume d’entraînement.
Si vous vous reconnaissez dans ce tableau, notre article sur le traitement de l’épine calcanéenne et notre guide complet sur le mal au talon vous donneront les informations cliniques nécessaires pour comprendre ce qui se passe. Ce type de douleur répond très bien aux semelles orthopédiques de sport lorsqu’elles sont fabriquées sur mesure et adaptées à la mécanique réelle du pied.
La douleur sous la voûte plantaire et les métatarses
Brûlure sous l’avant du pied, sensation de marcher sur des galets, douleur entre les orteils en fin de séance : ces symptômes signalent une surcharge des métatarses ou un névrome de Morton débutant. Ils sont fréquents chez les coureurs qui sur-attaquent sur l’avant-pied ou qui portent des chaussures trop étroites.
Pourquoi votre foulée est probablement en cause
La plupart des coureurs ne savent pas comment leur pied touche réellement le sol. C’est normal : on ne se voit pas courir. Pourtant, c’est là que tout se joue.
Une pronation excessive, c’est-à-dire un effondrement du pied vers l’intérieur à chaque appui, crée une chaîne de contraintes qui remonte jusqu’au genou, à la hanche et au bas du dos. Une supination, à l’inverse, concentre les chocs sur l’extérieur du pied et du genou. Les deux schémas sont indolores au quotidien. Ils ne s’expriment qu’à la fatigue, après plusieurs kilomètres.
Une sur-attaque du talon, c’est-à-dire atterrir trop en arrière à chaque foulée, multiplie les chocs transmis au genou. Combinée à une cadence trop basse, elle expose le cartilage rotulien à des contraintes répétées que ni le repos ni les anti-inflammatoires ne corrigent durablement.
Ces mécanismes se visualisent clairement lors d’un bilan podologique sur tapis de course avec analyse vidéo. En 45 minutes, on identifie le défaut, on analyse l’impact sur la chaîne articulaire et on détermine si une correction est nécessaire.
Ce que change un bilan podologique avant le 10km des Foulées de l’Éléphant
Lors d’un bilan podologique pour coureur au cabinet de Rezé, Olivier Nolf posturologue, procède à une évaluation complète :
- Analyse de l’empreinte plantaire sur podoscope
- Mesure des pressions à l’appui sur plateforme barométrique
- Observation de la marche et de la course sur tapis avec analyse vidéo
- Bilan postural global
L’objectif n’est pas seulement de trouver d’où vient la douleur. C’est de comprendre pourquoi elle est apparue à ce moment précis de la préparation et de corriger le mécanisme en cause.
Ce que vous obtenez
Si une correction est nécessaire, les semelles orthopédiques de sport sont fabriquées sur mesure au cabinet, moulées directement sous votre pied en position de charge. Elles sont prêtes en une heure.
Elles ne ressemblent pas aux semelles de confort que vous trouvez en pharmacie. Elles sont calibrées pour votre morphologie, votre type d’appui et le type de chaussure que vous portez pour courir.
Pour prendre rendez-vous, le cabinet est accessible en ligne via Doctolib.

Vous courez votre premier 10 km des Foulées de l’Éléphant à Nantes ? Ce qu’il faut surveiller
Vous n’avez jamais couru 10 km. Vous avez décidé de franchir le cap pour les Foulées de l’Éléphant à Nantes. C’est un objectif ambitieux et réalisable, mais votre corps va traverser des adaptations auxquelles il n’est pas habitué. Voici les signaux à distinguer clairement.
Ce qui est normal :
- Courbatures dans les mollets et les cuisses après les premières sorties
- Légère fatigue aux genoux en fin de séance qui disparaît après 48h de repos
- Ampoules et frottements dus aux nouvelles chaussures (à anticiper avec des chaussettes techniques et des chaussures rodées avant la course)
Ce qui doit vous alerter :
- Une douleur localisée et constante au même endroit qui revient à chaque footing
- Une douleur qui s’intensifie au fil de la séance au lieu de diminuer avec l’échauffement
- Une boiterie, même légère, pendant ou après la course
- Un gonflement articulaire au genou ou à la cheville après l’effort
Pour un primo-coureur, le risque principal n’est pas le manque de forme physique. C’est l’augmentation trop rapide du volume de course sur des pieds qui n’ont jamais été analysés. Si vous n’avez jamais fait de bilan podologique, c’est le moment idéal. Non pas parce que vous avez déjà mal, mais parce que courir 10 km avec un appui non corrigé peut déclencher en quelques semaines une blessure qui prend des mois à disparaître.
Le ménisque fissure, par exemple, est une blessure qui survient souvent chez des coureurs sans antécédents, simplement parce que leur genou a accumulé des contraintes répétées sans jamais être bien aligné. Mieux vaut ne pas attendre d’en arriver là.
Faut-il vraiment s’arrêter de courir ?
C’est la question que tout coureur blessé redoute de poser, parce qu’il connaît déjà la réponse qu’il ne veut pas entendre.
La réalité est plus nuancée.
Arrêter complètement n’est pas toujours nécessaire. Adapter l’entraînement, réduire l’intensité, éviter les surfaces dures pendant quelques jours, c’est souvent suffisant le temps de prendre rendez-vous et d’obtenir un diagnostic.
En revanche, continuer à s’entraîner exactement comme avant en espérant que ça passe, c’est prendre le risque de transformer un problème corrigeable en blessure réelle qui compromet non seulement la course, mais les semaines suivantes.
Ces conseils ne remplacent pas un avis médical. En cas de douleur vive, de gonflement important ou de blocage articulaire, consultez votre médecin avant de reprendre la course.